Parfois, on comprend des choses. On est rassuré parce que l'on se dit que l'on avance. Nous avons l'impression que plus jamais nous pourrons être déstabilisés par certaines pensées ou effrayés par d'autre. Nous pensons que les flash-back, nous saurons les contrôler pour qu'ils ne fassent plus mal, parce que nous avons compris quels étaient leurs mécanismes.
Et paf, un coup dans la gueule et toutes ces belles certitudes s'envole. Nous nous voyons à nouveau affaiblis sous le poids de la culpabilité. Nous sommes acculés contre le mur de notre propre honte. Mais, surtout, le futur nous glace d'effrois tellement nous pensons devoir nous résigner à vivre avec cette béance douloureuse ancrée à notre être. Toutes les images sordides remontent à la surface et viennent danser face à nos yeux révoltés.
Tout cela ne ressemble qu'à un patchwork de violence. Une main qui m'agrippe. Un poing qui s'enfonce dans mon foie. Une voix qui chuchote à mon oreille, avec deux ou trois octaves en moins, des ordres mêlé de compliments... Cette sensation profonde de n'être qu'une petite truie perverse qui accepte tout et qui ne comprend rien. Ce vide dans le cerveau comme si tout c'était déconnecté.
Bruits, odeurs, contacts... Tout cela ramènent inlassablement à cette cruelle réalité qui ne veut pas lâcher sa proie.
Pourquoi vivre à nouveau, vivre encore ? Pour continuer de ressentir tout cela jour après jour, années après années, avec juste des moments de répit ou l'on se fait la fausse joie que tout est enfin finie ? Ou alors, se battre encore et toujours pour qu'enfin, ces putains de souvenirs ne soient enfin que des souvenirs...! Patience...

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