Pendant longtemps, je me suis demandé s’il fallait parler à notre conjoint de notre passé… Personnellement, par souci de transparence et pour ne pas refourguer une marchandise non attendu, je le disais dès le début de la relation. À chaque fois, je m’en suis mordu les doigts dans la plus grande souffrance. La franchise c’est bien, mais il ne faut quand même pas perdre de vue que peu de personne se dévoile réellement dès le début d’une histoire. Alors il faut faire attention pour ne pas risquer d’être encore plus blessé que ce que l’on ne l’est déjà.
Je crois, que pour le dire, il faut attendre que l’autre soit bien installé dans la relation. Qu’il ait pleinement conscience que vous n’êtes pas juste « sa copine » mais, la femme qu’il aime. Cela empêchera peut-être l’habitude que tout le monde a : regarder son propre nombril au lieu de regarder celui de l’autre. En d’autres termes, il aura peut-être suffisamment de recul pour que votre histoire ne l’effraye pas et que tout de suite, il n’imagine pas les répercutions de VOTRE histoire dans SA vie. J’ai remarqué que l’appropriation du malheur des autres est assez courante, même dans les couples !
L’important surtout, c’est qu’il soit apte à vous écouter et vous rassurer de lui avoir parlé. Après, il faut penser à poser des bases solides et discuter du choix de la personne à qui il pourrait parler de votre histoire pour pouvoir se libérer si un jour le besoin se faire sentir. Il faut être bien clair sur le fait que ça n’est pas à lui de choisir mais, à vous. C’est votre histoire pas la sienne, alors c’est à vous de décider qui doit l’entendre ou non. Il faut qu’il comprenne qu’il n’a nullement le droit de donner quelque chose qui ne lui appartient pas. C’est le minimum qu’il puisse faire pour vous en contrepartie de la confiance que vous venez de lui accorder en lui parlant.
Donner une partie de sa vie n’est anodin pour personne. C’est comme se mettre les muscles à vif : ça fait mal et l’on est vulnérable. Il faut pouvoir être certain que l’autre ne se servira pas de cette vulnérabilité par méchanceté, bêtise ou égocentrisme. Quand notre vie ne tiens déjà plus qu’à un fil, les prises de risques sont inutiles et malvenues !
Dans un cas pareil, la confiance c’est bien. Mais, la sécurité, c’est mieux…

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire