lundi 16 mai 2011

Une morsure dans la chaire

 Aujourd'hui, je me suis malencontreusement blessée sur l'intérieur du poignet. Une brûlure du à la tranche d'un livre sur lequel  je suis tombée. Cela m'a provoquée une grosse douleur pendant un qart de seconde et c'est parti.

Par contre, à la place, j'ai eu l'envie. Cette espèce d'envie qui démange. Ce besoin de ressentir à nouveau de la douleur, mais vite remplacé par ce sentiment de réel bien-être tout de suite après. Cette espèce de sensation qu'enfin vous avez une amie qui vous accompagne après. Ce plaisir de voir cette trace rouge qui ne vous quitte plus pendant un certain temps. Enfin... ce sentiment délectable de se sentir vivante quelque part. Vivante à travers cette trace qui prouve bien que le corps réagit. Cette douleur-amie qui elle ne vous lâchera pas. En plus, là, elle ne surprend pas. Elle n'est causé que par nous-même... On l'a gère, alors on l'aime ! Avant, (genre comme si cela remontait à des décennies... A qui est-ce que j'essaye de mentir ?) je me grattais l'intérieur des coudes. Jusqu'au sang, jusqu'au pue. D'une certaine façon, j'aimais tellement cela. Sauf quand mon ongle, à force, restait "coincé" dans le sang et que mon geste d'attaque ne pouvait plus être aussi vif. Et puis ce mal qui m'accompagnait jour et nuit et qui le lendemain se réveillait de plus bel au contact de l'eau chaude de la douche. Ce mal semblait me protéger de tout autre mal...

Maintenant je ne suis plus quittée par ce besoin de recommencer. Dans le fond, une douleur c'est beau, et j'ai tellement l'impression de ne vivre qu'à travers ça ; de ne comprendre que ça...

Quand est-ce que je me trouverais une "véritable amie" ?

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