Aujourd'hui, tout avait mal commencé, mais c'était assez drôle. Le matin j'ai réussi à partir suffisamment tôt. J'ai patiné sur du verglas tout en réussissant l'exploit de rester sur mes deux quilles. Ensuite j'ai manqué me faire écraser par le troupeau d'éléphants migrant vers la ligne C car le rer D n'était pas très performant.Mais par contre la fin de journée a été dure. Très dure même. Comme une imbécile, j'ai voulu faire comme si... Comme si tout était normal, comme si je n'avais jamais eu mal, comme si je ne devais pas porter mes attelles pour travailler. C'est comme ça que la douleur s'est réveillée. En même temps je sais que même avec ça serait arrivé. Là le risque c'était juste que je me torde les poignets et ça n'est pas arrivé. Apparemment on veille sur moi... Mais par contre j'ai souffert. Mais je crois que plus que la douleur physique, c'est la douleur morale qui m'a flinguée. J'ai passé 15 jours relativement sereine et là, paf comme une grosse claque dans la gueule. C'est pas grand chose, mais je me sens tellement différente, tellement à part. Et puis je ne peux pas sans arrêt leur dire que j'ai mal. Déjà que j'ai un retard monstrueux par rapport aux autres.
Je me fais un peu l'impression de comme lorsqu'on est petit et que l'enfant d'à côté semble avoir un plus beau jouet que vous. On se sent malheureux et un peu pestiféré sur les bords. Bien voilà, c'est un peu ce que je ressent.
Vous inquiétez pas, ça ira mieux demain... Le soleil se lève tous les jours.
1 commentaire:
Je pense à toi.
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